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Published on Oct 07, 2026
Description:
T ran s f o rme r l e s EHPA D
du C HU e n v é ritabl e
l i e u de v i e
Le Quartier
des aînés22
La genèse du projet
Le changement de regard
Imaginer le quotidien avant le bâtiment
Habiter, pas être hebergé
Une architecture qui traduit le soin
Le projet en repères
Les arbitrages
FAQ
Conclusion
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SommaireLe projet du Quartier des Aînés est un projet de restructuration des EHPAD du
CHU, qui vise à créer un véritable lieu de vie. L'ambition est de réinventer la
prise en charge des aînés, notamment grâce à un environnement domiciliaire.
Le projet s'inscrit dans un contexte sociodémographique global. Dans le
Finistère, le nombre de personnes de plus de 75 ans devrait doubler d'ici 2050.
Cette évolution s'accompagne d'un développement de l'offre médico-sociale
(résidences autonomie, structures privées ou associatives) et d'attentes
croissantes d'autonomie et de liberté chez les personnes âgées.
Pour le CHU, le défi est commun à l'ensemble de son schéma directeur
médico-social : passer de l'EHPAD hospitalier, pensé comme un lieu de soin, à
un EHPAD conçu comme un lieu de vie ouvert, sans renoncer à un haut niveau
de soin.
À ce défi s'ajoute un constat concret : les trois sites brestois du CHU (René
Fortin, Delcourt Ponchelet et Guilers) ne permettent plus, par l'état de leur
bâti, de répondre aux besoins des trente prochaines années.Une
transformation de l'offre médico-sociale du CHU s'impose.
Après évaluation de différents scénarios de restructuration, le choix retenu est
de regrouper l'ensemble des établissements sur un site unique, celui de la
résidence René Fortin, à effectif résidents et RH constant.
Cette décision de reconstruction s'accompagne, en amont, d'une réflexion
portée par les équipes sur l'évolution des pratiques de soin et d'accueil en
EHPAD. C'est cette réflexion qui guidera l'ensemble du projet.
INVENTER L’EHPAD DE DEMAIN
404
résidents
dont 118 places en
USLD
La genèse du projet
et 12 places en
accueil de jour
3Nous devons créer un
environnement où chacun, résident
comme professionnel, se sent bien et
trouve du sens à son quotidien.
Cadre supérieure de santé
Ce constat s'accompagne d'une prise de conscience de la part des équipes : à
force d'être hospitalier, l'EHPAD en devient inhospitalier. Les conditions de vie
des résidents s'en trouvent dégradées (chambres doubles, absence de douche
dans toutes les chambres) avec des répercussions directes sur les
professionnels, confrontés à un turn-over et un absentéisme importants.
Cette prise de conscience conduit à un renversement de priorité : de la qualité
de vie au travail (QVT), on passe à la qualité de vie des résidents (QVR), qui
devient le point d'entrée de toute réflexion. C'est donc avec les résidents et
pour eux que doit se construire le projet. Un partenariat se met alors en place
entre résidents, soignants et familles.
REPLACER LE RÉSIDENT AU COEUR DU PROJET
Le changement de regard
4Pour replacer le résident au cœur du projet, il a fallu comprendre ses besoins,
ses désirs, ses choix. Des temps d'échanges et de débats avec les résidents ont
ainsi été mis en place.
La philosophie d'accompagnement a été co-écrite après cinq journées de
réflexion collective, associant professionnels, résidents et proches, à partir
d'une question simple : quelle serait la journée idéale à l'EHPAD ? Cette
philosophie a permis de fixer des invariants qui guideront la vie du projet.
La philosophie n'a pas attendu le nouveau bâtiment pour s'appliquer : elle est
déjà en place, et recueille d'ores et déjà des retours positifs des résidents et
des professionnels.
UNE PHILOSOPHIE D’ACCOMPAGNEMENT CONSTRUITE À
PARTIR DES BESOINS ET DES ASPIRATIONS DES RÉSIDENTS
Imaginer le quotidien avant le
bâtiment
C’est un projet de transformation
domiciliaire dans lequel il y a un
projet de restructuration d’EHPAD.
Cadre supérieure de santé
Je travaille avec eux pas pour eux.
Cadre supérieure de santé
5TESTER ET “SE METTRE À LA PLACE DE” AVANT DE
CONSTRUIRE
Une maîtrise d’usage
5
La maîtrise d'usage remet aussi en question la taille des unités, fixée au départ
à 20 résidents, un chiffre hérité des maquettes RH. En recaractérisant le
besoin, les équipes descendent à 14 résidents par unité, puis remettent une
nouvelle fois ce chiffre en question pour retrouver un sentiment réel de chezsoi. Le projet se stabilise finalement de 7 à 10 résidents par maisonnée, une
demande portée par les résidents eux-mêmes, désireux d'être en plus petit
comité.
Cette réduction s'accompagne d'un gain concret : en supprimant une partie
des circulations et des couloirs, pensés pour des unités plus grandes, l'équipe
libère des mètres carrés réinjectés dans les logements. C'est ainsi que les
chambres atteignent 23 à 25 m²
.
Cette maîtrise d'usage et cette remise en question des prérequis permettent
d'avancer et d'innover. Les équipes soignantes ont été sensibilisées à la
nouvelle philosophie d'accompagnement par cette méthode, et continuent de
l'être à travers des formations.
Avant même de solliciter les
architectes, l'équipe projet choisit
de simuler et d'expérimenter. Un
atelier LEGO permet de tester
différents scénarios d'implantation
et de mesurer, concrètement,
l'impact des choix spatiaux sur le
fonctionnement quotidien. Ce
travail permet de définir
précisément les besoins
surfaciques et fonctionnels,
retranscrits ensuite dans le
programme.Le projet est porté par cette philosophie d'accompagnement, mais aussi par
une approche domiciliaire. Concrètement, cela induit différents principes qui
se retrouvent dans le projet :
Taille des unités : 7 (/10 — à préciser) résidents par maisonnée, pour
atteindre une échelle réellement domiciliaire
L'adresse plutôt que l'institution : travailler une volonté d'habiter à l'EHPAD
Vivre où l'on veut : choix du lieu de vie selon son envie, sans regroupement
des résidents par pathologies
Manger où l'on veut, avec qui l'on veut, quand on veut
Le seuil domiciliaire : terrasse et jardin privés, entrée de maison
personnalisable, placard à chaussures, miroir...
Séparation entre les flux logistiques ou de soin et les espaces de vie : ce
qui rappelle l'institution est écarté du regard des habitants
Possibilité d'apporter son propre mobilier, pour se créer un chez-soi
Des innovations au service du chez-soi : l'oreille augmentée (OSOIA), un
placard à double entrée chambre/couloir permettant au personnel de
réassortir sans déranger le résident…
On habite à une adresse, on n’habite pas
à l’EHPAD
Conducteur d’opérations
LES PRINCIPES DU DOMICILIAIRE
Habiter, pas être hébergé
6L'architecture est au service du projet de soin. Le programme architectural a
été co-construit avec les équipes et les résidents, et constitue un élément
contractuel avec l'équipe d'architectes. Ce programme comprend :
Une morphologie différenciée des bâtiments et une architecture
domiciliaire qui reprend les codes de la culture locale.
Des espaces privatifs et communs conçus pour favoriser les interactions
sociales tout en respectant l’intimité de chacun.
CONCEVOIR UN EHPAD COMME UN QUARTIER
Une architecture qui traduit le
soin
Des m2 définis à partir du besoin réel, qualifié et quantifié. La réflexion
logistique et programmatique s'est construite à partir du déroulement
d'une journée type, pour que le bâti accompagne la vie de l'EHPAD.
Un quartier ouvert à tous et favorisant la vie sociale : restaurant,
supérette, maison médicale, coiffeur, tiers-lieu, salle polyvalente, pour un
lien assumé avec la ville.
7Construction des
immeubles sur la réserve
foncière de la résidence
René Fortin
Transfert des résidents
de Fortin dans les
nouveaux bâtiments et
démolition de Fortin
Construction des
maisonnées et des
résidences puis transfert
des résidents de
Ponchelet
2027 2027 2027
12 maisons plein pieds de
colocations de 7
3 résidences de 42 chambres en
colocations de 7
2 immeubles de 120 (USLD)
et 80 appartements
Le projet en repères
Un parc paysager au cœur du quartier avec un terrain de pétanque, un
potager, un kiosque, un amphithéâtre...
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Maître d’ouvrage : CHU de Brest
Maître d’oeuvre : Ameller Dubois
(architectes mandataire), A3 Paysage,
Trace et associés, bureaux d’études
associés
Assistant à la maîtrise d’ouvrage :
Sembreizh
Programmiste : Map’s Conseil
42 millions
d’euros Chambres de 23 à 25 m2 Une maison de santé
pluridisciplinaire gériatrique
Surface
21 500 m2